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Quand on tente d'éviter une gaffe (Suite) || Keisuke

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Quand on tente d'éviter une gaffe (Suite) || Keisuke Vide
MessageSujet: Quand on tente d'éviter une gaffe (Suite) || Keisuke Quand on tente d'éviter une gaffe (Suite) || Keisuke Icon_minitimeMar 4 Aoû - 16:40

    Alors qu'ils étaient encore en train de marcher, Hisako avait fait part à Keisuke de la situation dans laquelle se trouvait sa famille. Elle en avait eu long à dire, mais elle était certaine que cela avait répondu à beaucoup de question qu'aurait pu avoir le garçon. Elle n'était pas du genre à se confier de la sorte à tout le monde, seulement là, elle ignorait pourquoi mais Keisuke lui inspirait la confiance. D'ailleurs, peu de gens étaient au courant pour sa famille puisque comme mentionné, Hisako préférait éviter d'en parler. Suite à ça, il avait sorti une réplique qui consistait à être :

    Keisuke : Je … Je te trouve très courageuse d’arriver à t’occuper de ta famille si jeune … Tu dois avoir une volonté de fer ! Si tu … Si tu as besoin d’aide, je serais ravi de te rendre service. Tu peux compter sur moi. Et puis, en te voyant si déterminée, je me refuse désormais le droit de me plaindre de ma propre famille. Parce que chez moi non plus ce n’est pas bien rose.

    Il semblait comprendre ce qu'elle pouvait vivre et lui proposa même son aide. Hisako n'aurait jamais demandé ce genre d'aide à quelqu'un, après tout, c'était sa famille à elle, mais elle avait souvent espérer en avoir. Elle était capable de se débrouiller, mais elle laissait difficilement paraître que certaines choses lui pesaient lourd sur les épaules. C'est pourquoi, suite à son offre, Hisako ne pouvait qu'accepter. D'ailleurs, ce fut maintenant à son tour d'être attiré de curiosité en ce qui concernait la famille du jeune Tokugawa.

    Hisako : C'est...c'est gentil. Et un peu de ton aide ne serait pas de refus. J'ai beau savoir me débrouiller, ça devient lourd parfois. Merci Keisuke ! D'ailleurs, tu peux me dire ce qu'il en est de ta famille à toi ?

    Celle-ci lui avait ensuite précisé qu'il n'avait pas à se méfier de sa mère ou de son petit frère. Et le fait qu'il lui dise qu'il allait sans doute être déstabilisé ne dérangea aucunement la jeune fille qui s'attendait à ce genre de réaction puisqu'elle avait été comme ça les premières fois elle aussi. Ça avait toujours le même effet lorsqu'elle croisait des personnes qui ne parlaient qu'en geste. Vint ensuite le bout où ils avaient parlé de l'auberge et à ce moment, il mentionna le nom de Joon Ki. Hisako fit alors un signe positif de la tête; c'est de lui entre autre qu'elle avait parlé, même si celui-ci ne semblait pas trop, pour ne pas dire pas du tout, apprécier la visite de ces jeunes lycéens. Vraiment, il y a des personnes qui étaient préférables pour eux d'éviter en sachant qu'ils n'auront pas un chaleureux accueil de la part de ceux-ci. Dans un ton amusé, il lui dit que son colocataire se faisait plutôt difficile de conversation ou alors, c'était parce qu'il voyait Keisuke comme un jeune homme insociale et peu intéressé. Bref, nos deux jeunes avaient maintenant les deux pieds dans l'entrée de chez Hisako. Puis ayant monté dans l'entrée, elle lui tenue la porte de la maison afin qu'il entre étant donné qu'il avait les mains pleines. Lorsque ce fut fait, elle déposa son sac de provision sur le comptoir de la cuisine avant d'indiquer au garçon de mettre les siens juste à côté. À ce moment, une tête apparue non loin d'eux; c'était sa mère qui avançait très lentement. Sans doute se demandait-elle pourquoi elle avait été si longue. En même temps, elle regarda la personne qu'Hisako avait amené et un large sourire se fit voir sur ses lèvres.

    Hisako : Maman, je te présente Keisuke. C'est un ami.

    Hisako se retourna alors vers Keisuke et dans un sourire lui dit...

    Hisako : Hum, tu peux lui parler, tu sais. Elle t'entend.

    Mais à peine avait-elle eu le temps de lui dire ça que sa mère s'était déjà jeté sur lui et se mit à faire sa gestuelle. Hisako se devait alors d'être l'interprète.

    Hisako : Elle te souhaite la bienvenue dans notre maison. Elle dit qu'elle est vraiment contente de voir enfin quelqu'un et que tu peux venir quand cela t'enchante. Ah, et elle te trouve beau garçon. Et là, elle veut que tu lui fasses un calin. Mais sens-toi à l'aise Keisuke, si tu ne veux pas ce n'est pas plus grave. C'est ma mère, elle considère mes copains comme ses propres enfants.

    Le temps que sa mère était occupé avec Keisuke, Hisako se dépêcha de ranger les provisions dans leur emplacement. En quelques minutes cela fut fait et elle retourna vers Keisuke alors que sa mère était toujours après lui et la jeune fille se sentit obligé d'intervenir. Alors dans un soupir amusé d'exaspération...

    Hisako : Maman ! Laisse-le un peu tu veux ?

    Elle prit alors la main de Keisuke et lui fit doucement visiter les lieux. Bon, il n'y avait pas grand chose d'extraordinaire à part peut-être un piano qui envahissait presque le salon. Car oui, Hisako était une pro du piano mais elle n'avait jamais pu faire quoique ce soit étant obligé de s'occuper de ses proches. Lorsqu'elle allait encore à l'école, elle avait participé à un concert et le père d'un des élèves lui avait dit que si elle le voulait, elle pourrait aller loin là-dedans. On lui avait déjà passé le commentaire maintes fois, mais elle se devait de refuser à chaque fois. Quand même, il fallait vraiment qu'elle ait des empêchements pour ne pas réaliser l'un de ses rêves.

    Hisako : Est-ce que tu fais de la musique ?
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Ina's Band

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Quand on tente d'éviter une gaffe (Suite) || Keisuke Vide
MessageSujet: Re: Quand on tente d'éviter une gaffe (Suite) || Keisuke Quand on tente d'éviter une gaffe (Suite) || Keisuke Icon_minitimeMer 5 Aoû - 14:27

    HISAKO - C'est...c'est gentil. Et un peu de ton aide ne serait pas de refus. J'ai beau savoir me débrouiller, ça devient lourd parfois. Merci Keisuke ! D'ailleurs, tu peux me dire ce qu'il en est de ta famille à toi ?

    Keisuke sourit de manière un peu forcée. Il n’aurait peut-être pas dû aborder avec tant d’insouciance l’épineux sujet de sa famille. Car, contrairement à ce que laissait voir la demoiselle à côté de lui, lui avait beaucoup plus de difficultés à s’ouvrir aux autres et surtout à confier ses problèmes. Pour dire vrai, il ne l’avait jamais fait. Mais bon, Hisako avait donné l’impression d’avoir surmonté un ultime effort pour lui raconter sa propre histoire qui était tout sauf facile à relater, pour ne pas laisser Kei’ dans l’ignorance et l’incompréhension. Il avait déjà assisté à plusieurs événements et entendu des choses lui mettant la puce à l’oreille, il se posait déjà des tas de questions sur elle. Pourquoi n’allait-elle pas à l’école, pourquoi cet employé était-il venu à leur encontre, pourquoi Hisako devait faire les courses seule et porter trois sac à la force de ses petits bras, pourquoi elle avait ce visage triste … Enfin bon, la demoiselle avait eu la bonté de répondre à toutes ces questions laissées en suspens dans sa tête alors il se devait d’en faire de même. Il était déjà content que malgré le fait qu’ils ne se connaissaient que depuis peu, elle accepte son aide.

    KEISUKE – Eh bien …

    Mais le sujet avait dérivé vu qu’il avait mis trop de temps à se manifester. Hisako lui avait proposé d’entrer chez elle, que cela ferait plaisir à sa mère qui était toujours ravie d’accueillir les connaissances de sa fille. Keisuke n’avait que peu hésité et avait seulement dit qu’il serait un peu déstabilisé au départ mais qu’il s’y ferait. Apparemment elle n’y voyait aucun inconvénient.
    Elle n’ajouta rien quant à la mention des gérants de l’accueil de l’auberge, Kimiko et Joon Ki, elle se contenta juste d’acquiescer en hochant la tête de haut en bas, signe qu’elle les connaissait tous les deux. Peut-être qu’il aurait l’occasion de rencontrer les autres membres du personnel de l’auberge, qui sait. Joon Ki n’avait pas paru très bavard, comme si le fait que Kei’ soit un touriste l’ait alarmé et repoussé. Il avait l’impression qu’autant, certains habitants étaient ravis de l’arrivée de lycéens ici, autant d’autres auraient préféré qu’ils restent chez eux. En même temps, en pénétrant dans leur petit village, avec leurs idéaux de modernité, ils marchaient sur leurs plates-bandes, violaient leur intimité, souillaient leur tranquillité. Fallait dire que des lycéens en troupeaux comme eux, c’était du genre bruyant alors bon. C’était certain que ce n’était pas Keisuke le plus turbulent d’entre eux, mais bon il avait dû se faire coller la même étiquette que les autres aux yeux de certains habitants.

    Hisako le fit alors entrer, lui tenant la porte pour qu’il puisse passer sans encombre avec les deux sacs de provisions qu’il tenait encore. Il l’imita lorsqu’elle déposa le sien sur le comptoir de ce qui semblait être la cuisine, et lorsqu’il se retourna, il vit une femme plus âgée qu’eux s’avancer lentement vers eux. C’était sûrement sa mère. Il sourit par politesse pour répondre à celui qui s’était formé sur son visage enchanté, puis Hisako se chargea de présenter Keisuke à sa mère. Puis elle lui signala qu’il pouvait lui parler, alors il s’exécuta :

    KEISUKE – Konnichiwa, Kajitori-san. Ano …. Hajimemashite !

    Il avait dit cela en s’inclinant légèrement, à la manière des présentations nippones. Il ne l’avait pas fait avec sa fille maintenant qu’il y pensait. Mais, pareil pour elle.
    La mère se mit alors à exécuter des gestes dans tous le sens, voilà le fameux langage des signes auquel il ne comprenait strictement rien. Il se tourna donc vers sa nouvelle amie en attendant qu’elle « traduise » :

    HISAKO - Elle te souhaite la bienvenue dans notre maison. Elle dit qu'elle est vraiment contente de voir enfin quelqu'un et que tu peux venir quand cela t'enchante. Ah, et elle te trouve beau garçon. Et là, elle veut que tu lui fasses un calin. Mais sens-toi à l'aise Keisuke, si tu ne veux pas ce n'est pas plus grave. C'est ma mère, elle considère mes copains comme ses propres enfants.
    KEISUKE – ah, ano … Arigatô Gozaimasu Kajitori-san ! Je reviendrai avec plaisir dans ce cas.

    Il ne fit cependant aucun commentaire quant au fait qu’elle lui dise qu’il était « beau garçon » même si ses joues rosirent un peu sous l’effet du compliment, il n’en avait tellement pas l’habitude … Quant au câlin, il se sentit un peu gêné mais n’eut pas trop le choix car au final ce fut la mère d’Hisako qui l’enlaça chaleureusement.
    Pendant qu’il se faisait étreindre sans piper mot, il regarda son amie vider les sacs de provisions avec une rapidité époustouflante. Lui avait tendance à traîner la patte lorsque c’était son tour de vider les courses.
    Puis elle revint vers eux et demanda à sa mère de les laisser un peu. Il sourit maladroitement, content d’échapper à cette étreinte un peu longue à son goût et aussi de continuer la visite de la petite maison. En plus il n’avait pas encore croisé le petit frère. Il se laissa entraîner par Hisako qui s’était emparé de sa main et qui le guidait jusqu’au salon. Un énorme piano y trônait, laissant le jeune nippon muet. Il était vraiment beau. Stupéfait et émerveillé, il s’en approcha. Il n’avait jamais joué de piano mais avec un peu de chance c’était elle qui jouait et ils pourraient parler de musique.

    HISAKO - Est-ce que tu fais de la musique ?
    KEISUKE – Oui, je joue de l’harmonica. C’est pas commun mais c’est un instrument qui me tient à cœur.

    Lorsqu’il parlait de musique, la sincérité la plus profonde se lisait sur le visage de Keisuke. La musique pour lui représentait beaucoup de choses : l’évasion d’abord, lorsqu’il jouait il se sentait emporté loin de toute civilisation néfaste et était comme apaisé, puis ensuite il pouvait véhiculer une douce mélodie envoûtante … Parce que c’était difficile de souffler dans un harmonica en chantant, mieux valait demander à quelqu’un.
    Mais il se souvint alors que tout à l’heure elle lui avait demandé des infos sur sa famille et il ne lui avait rien révélé. Il n’avait maintenant plus aucune excuse pour se taire alors il commença :

    KEISUKE – Tout à l’heure tu m’as demandé ce qu’il en était de ma famille …

    Il prit une grande inspiration et poursuivit :

    KEISUKE – Disons pour commencer que je n’ai jamais connu mon père. Soi-disant qu’il m’a abandonné ma mère et moi deux ans après ma naissance, le soir de Noël … Mais personnellement je n’y crois pas trop. Tu vas me demander pourquoi, disons que ma mère a passé treize ans à me mentir, en me faisant naïvement croire que mon beau-père était mon père. Mais bon ce dernier me détestait et m’interdisait d’approcher ma demi-sœur, alors j’ai commencé à me douter de quelque chose vers mes treize ans. C’est donc en fouillant dans les affaires de ma mère –je sais, ce n’est pas très glorieux- que j’ai découvert que l’homme qui se faisait passer pour mon père n’était pas le mien. Du coup, je me méfie des propos de ma mère concernant mon véritable géniteur et je suis persuadé qu’il n’est pas aussi mauvais qu’elle le prétend. Si …. Si un jour nous parvenons à quitter cette île, j’espère le rencontrer.

    Le jeune homme soupira de cet aveu et baissa la tête, confus.
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MessageSujet: Re: Quand on tente d'éviter une gaffe (Suite) || Keisuke Quand on tente d'éviter une gaffe (Suite) || Keisuke Icon_minitimeVen 7 Aoû - 20:56

    Keisuke : Eh bien ...

    Ce fut la seule réponse que le garçon lui avait donné alors qu'elle lui avait demandé ce qu'il en était de sa famille en retour. Et cette longue hésitation, donna l'impression à Hisako qu'il ne voulait peut-être pas en parler sachant que peut-être, son passé aussi était quelque chose de douloureux. D'où le fait qu'elle avait aborder un autre sujet. Après tout, rien n'était perdu et elle aura sans doute la chance de le savoir une autre fois. à la mention des deux personnes qu'elle connaissait et qui travaillait à l'auberge, elle le vit acquiescer de la tête. À ce moment, un petit détail avait échappé de la bouche de la demoiselle. Peut-être se devait-elle de lui préciser que Joon Ki n'appréciait pas trop la présence des étudiants ? On ne sait jamais, peut-être que Keisuke aura envie de lui parler, sachant maintenant qu'il connait Hisako tout comme lui, et se posera sans doute des questions à son égard, à savoir pour est-il si distant ou alors peu bavard.

    Hisako : D'ailleurs, je préfère te prévenir pour Joon Ki...il n'apprécie pas trop votre présence alors...s'il a un comportement un peu étrange ou distant, c'est normal.

    Ce sujet fut ensuite clos lorsqu'ils furent arrivés chez elle. Ils étaient d'abord arivé par la cuisine avant de déposer les sacs sur le comptoir, ce qu'avait fait Keisuke. C'est là que sa mère s'était pointé, regardant avec un grand sourire le garçon présent à côté d'elle. D'ailleurs, celui-ci s'était présenté et Hisako lui sourit. Elle le voyait légèrement mal à l'aise ou alors c'était de la gêne, mais comme elle l'avait prévenu, il appréciera vite sa petite famille. Hisako avait ensuite traduit ce que sa mère lui dit et l'air incompréhensif qu'avait fait Keisuke à ce moment-là avait fait légèrement rire Hisako. Ils avaient tous la même réaction à chaque fois.

    Keisuke : Ah, ano … Arigatô Gozaimasu Kajitori-san ! Je reviendrai avec plaisir dans ce cas.

    À nouveau, un sourire apparu sur les lèvres de la demoiselle, tout comme sur celles de sa mère. Puis son regard s'était baissé sur les joues du garçon alors qu'il devenu rose pendant un bref instant. C'était sans doute à cause qu'on lui avait dit qu'il était beau garçon. Toutefois, sa mère n'avait en rien dit ça; ce fut seulement Hisako qui avait glissé ce fait entre ce que sa mère avait essayé de lui dire. Mais ça, Keisuke l'ignorait. Évidemment, celle-ci n'avait en rien passé la remarque disant que sa traduction était fausse; la femme était habituée à ce que sa fille agisse de la sorte puisque ça l'avait grandement aidé lors de certaines rencontres. Sa mère fut donc la plus rapide et avait enlacé le garçon alors qu'Hisako avait rapidement rangé la nourriture. C'est alors qu'elle l'emmena faire un petit tour au salon. En tant normal, la première chose qui attirait le regard des gens était le piano et ce fut pareil pour Keisuke. Dans un sourire, elle le laissa s'approcher de celui-ci avant de lui demander si lui aussi faisait de la musique.

    Keisuke : Oui, je joue de l’harmonica. C’est pas commun mais c’est un instrument qui me tient à cœur.

    En effet, ce n'était pas commun et d'ailleurs, Hisako n'avait connu personne jusqu'à présent qui jouait de cet instrument. Elle n'avait jamais comprit comment on jouait de ce truc en fait alors la réponse du garçon avait attiré un certain intérêt chez la jeune fille. C'est donc dans un air de surprise qu'elle lui répondit...

    Hisako : De l'harmonica ? Wow. Je n'ai jamais compris comment on jouait de ce truc. Est-ce que tu l'as avec toi ? Parce que j'aimerais bien t'entendre...Ça m'intrigue.

    Ici, nos deux jeunes avaient des points communs; l'art de s'évader en jouant de la musique. Aussi, Hisako considérait ça comme étant une des meilleures façons d'exprimer les choses que l'on ne sait pas comment exprimer, par exemple quand il est question d'un sentiment. C'était d'ailleurs de cette façon-là qu'elle avait commencé à écrire des chansons. Lorsqu'il y a des choses dont on ne veut parler à personne, mais qui sont trop lourdes à garder. Hors, écrire pour soi était un moyen de faire sortir tout ça. D'abord, parce qu'on avait l'impression de le dire à quelqu'un sans savoir qui et ensuite, parce qu'on pouvait s'exprimer sans être jugé. Suite à un court silence qui venait à peine de s'installer, la demoiselle reporta son attention sur Keisuke qui semblait vouloir lui dire quelque chose.

    Keisuke : Tout à l’heure tu m’as demandé ce qu’il en était de ma famille …

    Sans dire un mot, elle le regarda attendant la suite.

    Keisuke : Disons pour commencer que je n’ai jamais connu mon père. Soi-disant qu’il m’a abandonné ma mère et moi deux ans après ma naissance, le soir de Noël … Mais personnellement je n’y crois pas trop. Tu vas me demander pourquoi, disons que ma mère a passé treize ans à me mentir, en me faisant naïvement croire que mon beau-père était mon père. Mais bon ce dernier me détestait et m’interdisait d’approcher ma demi-sœur, alors j’ai commencé à me douter de quelque chose vers mes treize ans. C’est donc en fouillant dans les affaires de ma mère –je sais, ce n’est pas très glorieux- que j’ai découvert que l’homme qui se faisait passer pour mon père n’était pas le mien. Du coup, je me méfie des propos de ma mère concernant mon véritable géniteur et je suis persuadé qu’il n’est pas aussi mauvais qu’elle le prétend. Si …. Si un jour nous parvenons à quitter cette île, j’espère le rencontrer.

    Après son monologue, elle se mordit la lèvre inférieure sans lâcher le garçon du regard. Aïe, lui non plus ne l'avait pas eu facile. Et Hisako le comprenait sur plusieurs points. D'abord, ils avaient un père absent, étant laissé seule avec leur mère et en ce qui concerne Hisako, son petit frère en plus. Il avait donc vécu dans le mensonge et fut forcé d'essayer de couper les liens avec des membres de sa famille. C'était tout aussi cruel non ? C'est à se demander comment est-ce que des gens peuvent parvenir à être ainsi. S'ils ne sont pas capable de former une famille comme il se doit, alors ça ne vaut pas la peine d'avoir des enfants et de les négliger. Toutefois, sa réaction fut semblable à celle que le garçon avait eu face à elle tout à l'heure. Et un faible sourire triste mais rempli de compassion se fit ainsi voir sur son visage.

    Hisako : Aïe...mais c'est bien que tu gardes espoir. On ne sait jamais ce qui peut arriver de nos jours. Et puis...moi c'est ce que j'ai fait alors que je croyais ne jamais être capable de me sortir de cette galère toute seule. Et tu vois...je m'en sors pas si mal finalement. Il y a tellement de gens qui ne cherchent qu'à faire du mal...mais moi je me dis qu'un jour, tout va leur retomber dessus. Et à ce moment, ils voudront de notre aide...mais personne ne les aidera et tout comme nous, ils seront seuls avec leur débrouillardise. Et là, c'est nous qui riront d'eux.
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MessageSujet: Re: Quand on tente d'éviter une gaffe (Suite) || Keisuke Quand on tente d'éviter une gaffe (Suite) || Keisuke Icon_minitimeLun 17 Aoû - 15:44

    Lorsqu’ils discutèrent des villageois de l’auberge, Hisako prit la peine de le mettre en garde quant à Joon Ki. Apparemment, il n’aimait pas trop les touristes et encore moins la classe qui avait débarqué sur l’île. Bien sûr, Keisuke ignorait d’où pouvait lui provenir cette rancœur, à sa connaissance personne n’avait été désagréable avec lui. Et puis, même lui, il lui avait un peu parlé. Mais il était vrai, maintenant que la jeune villageoise avait souligné l’idée, que Joon Ki semblait plutôt distant et évitait de trop discuter avec lui. Il se forçait donc, à chaque fois que Kei’ tentait une petite conversation ? Déjà que lui non plus n’était pas bien bavard et faisait des efforts pour ne pas paraître antipathique aux habitants, si en plus les villageois étaient dans le même état d’esprit que lui eh bien on était mal barré. Enfin, peu importe, il ferait avec. Et désormais, il ferait attention lorsqu’il s’adresserait à l’assistant de la patronne.

    KEISUKE – Merci du conseil. Effectivement, j’avais remarqué que la gérante était plus sociable, mais je n’avais pas imaginé que ce Joon Ki avait de l’aversion pour nous. Est-ce qu’elle aussi a une dent contre nous ? Faut que je me méfie de qui encore ?

    Ses propos auraient pu passer comme des répliques acerbes, mais ce n’était pas le but. Il était juste un peu désarçonné par le fait qu’on puisse ne pas aimer quelqu’un juste parce qu’il ne venait pas d’ici. Ah, les préjugés … Il faudrait lui expliquer comment cette île avait été peuplé, si ce n’avait pas été par des « étrangers ». Ce n’est pas non plus comme s’ils étaient une classe européenne qui ne parlait qu’anglais, tout de même ! Mais bon, il n’y pouvait rien.

    Puis les deux adolescents arrivèrent, bras chargés, à la demeure d’Hisako. La jeune fille le fit entrer. L’hésitation de Kei’ avait été de très courte durée et le voilà à présent dans la cuisine. La mère de la jeune fille s’était jetée sur lui, l’étouffant presque de son étreinte. Hisako avait entrepris de traduire tout ce que la femme tentait de lui dire à travers ses gestes précipités, et Keisuke lui avait donc certifié après avoir tout compris qu’il reviendrait avec plaisir. Le jeune homme, avant de se faire étreindre, avait posé les sacs de courses sur le comptoir et son amie s’était empressée de tout ranger. Il fut gêné de ne pas l’avoir aidée, mais il était emprisonné. C’était peut-être mieux comme ça, il ne savait pas où se rangeaient les provisions et la jeune fille aurait perdu plus de temps à tout lui indiquer que de tout faire toute seule.
    Ensuite, elle lui montra le salon, avec un grand piano qui trônait au centre de la pièce et qui attira le regard du jeune tokyoïte. En même temps, il était difficile de ne pas le remarquer. Elle lui demanda s’il jouait de la musique, et lui avait expliqué qu’il pratiquait l’harmonica. Oui, ce n’était pas courant, et alors.

    HISAKO - De l'harmonica ? Wow. Je n'ai jamais compris comment on jouait de ce truc. Est-ce que tu l'as avec toi ? Parce que j'aimerais bien t'entendre...Ça m'intrigue.

    Il sourit. Bien sûr qu’il l’avait avec lui, ce petit objet de poche ne le quittait jamais. Il n’aurait jamais toléré de le laisser à Tokyô, son beau-père, mesquin comme il l’était, se serait fait une joie de l’en débarrasser. Rien qu’à cette pensée, il fronça les sourcils. Il détestait vraiment ce type … Il aimerait rencontrer son père. Mais où avait-il pu bien passer, bon sang ?

    KEISUKE – Il ne me quitte jamais. Je te jouerai quelque chose si tu veux. Je compose tout seul. Et puis, il suffit de souffler dedans, mais j’avoue que pour obtenir un son précis, c’est compliqué. Je suppose que c’est toi qui pratique le piano ?

    C’était plus une question rhétorique qu’autre chose, et Keisuke n’imaginait que trop bien Hisako assise derrière l’instrument, ses longs doigts frôlant les touches avec douceur et précision. Puis il se décida à lui expliquer ce qu’il en était de sa famille. Après tout, elle lui avait tout expliqué de la sienne, alors c’était à son tour. Allez savoir pourquoi il avait cherché ses mots tout à l’heure, et pourquoi il s’était abstenu. Mystère et boule de gomme.
    Comme toute réaction, Hisako se mordit la lèvre inférieure. Puis elle décida de se manifester :

    HISAKO - Aïe...mais c'est bien que tu gardes espoir. On ne sait jamais ce qui peut arriver de nos jours. Et puis...moi c'est ce que j'ai fait alors que je croyais ne jamais être capable de me sortir de cette galère toute seule. Et tu vois...je m'en sors pas si mal finalement. Il y a tellement de gens qui ne cherchent qu'à faire du mal...mais moi je me dis qu'un jour, tout va leur retomber dessus. Et à ce moment, ils voudront de notre aide...mais personne ne les aidera et tout comme nous, ils seront seuls avec leur débrouillardise. Et là, c'est nous qui riront d'eux.

    KEISUKE – Je partage ton avis. D’ailleurs, je pense que lorsque ma mère découvrira jusqu’où mon beau-père pousse le bouchon, elle ne le verra plus du même œil. Quoique, il n’y a rien de moins sûr, avec tous les mensonges qu’elle aura tissé à mon encontre pour préserver son … couple. Enfin, qui vivra verra, n’est-ce pas ?

    Cette dernière phrase, il l’avait plus dite pour lui que pour quelqu’un d’autre. Mais peu importe. Il sourit faiblement, et reporta son attention sur le piano. Puis, fouillant dans ses poches, il en sortit son harmonica, prêt à jouer lorsqu’elle le lui demanderait. Lui ferait-elle d’abord visiter le reste du domicile ?

    KEISUKE – en tout cas, c’est joli chez toi. Ni trop grand ni trop petit, pour ce que j’en ai vu.

    Il s’efforçait de tenir la conversation alors que ce n’était pas du tout son fort.


    [désolée, un peu court comme réponse ^^" et aussi désolée du retard, vive les coupures !
    Sinon, je compte faire que le père de Kei' s'est installé sur l'île, ça pourrait être drôle !]
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MessageSujet: Re: Quand on tente d'éviter une gaffe (Suite) || Keisuke Quand on tente d'éviter une gaffe (Suite) || Keisuke Icon_minitime

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