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Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru

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Ina's Band

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MessageSujet: Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Icon_minitimeVen 1 Avr - 18:18

[c'pas bien long, je me rattraperai après, moi et les débuts de rp ... x.x]

Ina venait de terminer de manger. Les repas servis à l’auberge n’étaient vraiment pas mauvais, et l’avantage était qu’elle n’avait pas de bentô à se préparer comme quand elle allait au lycée. De plus, pas de devoirs à faire, ni de corvées … Elle se laissait juste vivre, et cela faisait du bien de temps à autre. Bien sûr cela aurait été beaucoup plus agréable si Matsushita-san n’avait pas été enlevée par un rôdeur, mais bon pour le moment il n’y avait pas grand-chose à faire puisque les habitants refusaient catégoriquement de voir un policier dans leur village. Ils avaient quelque chose à cacher pour être aussi draconien quand une vie était en danger ? Cela perturbait Ina, qui se leva parmi les premiers à la fin du repas.
Il lui fallait se dégourdir le corps et l’esprit, et elle annonça donc à Aito et Masao qu’elle allait faire un tour.
Ne sachant pas encore ce qu’elle allait faire pour se changer les idées, la jeune fille repassa d’abord par sa chambre, se disant sans doute que d’y retourner lui donnerait une idée convaincante.
En effet, son intuition fut la bonne, car lorsqu’elle pénétra dans sa chambre, elle aperçut son maillot posé sur la chaise de bureau et se dit que quelques longueurs dans la mer tiède ne lui feraient pas de mal.
Soupirant, elle s’empara dudit maillot de bain, un ensemble deux pièces rayé blanc et bleu marine, et fila dans les sanitaires se changer. Elle eut vite fait et repassa par sa chambre. Elle enfila une robe –et c’est très rare de voir Ina’ en robe, elle qui n’est pas féminine pour un sou- par-dessus le maillot car elle n’aimait pas trop se montrer à moitié dénudée devant tout le monde, et récupéra un sac dans lequel elle fourra serviette de bain, téléphone, crème solaire et autres trucs utiles pour la plage.

Ses affaires prêtes, elle sortit à nouveau de sa chambre et dévala les escaliers. Elle croisa l’aubergiste qu’elle salua avec un sourire et sortit. La chaleur était insoutenable et Ina regrettait déjà d’avoir laissé ses lunettes de soleil à l’étage. Mais elle s’était naïvement dit que dans l’eau elles ne lui seraient pas bien utiles. Mais c’était avant de se rappeler du petit à faire ainsi du fait qu’une fois ses longueurs finies, il faudrait bien qu’elle sèche et elle se laisserait éventuellement bronzer.
Qu’importe, Ina’ se mit en route d’un bon pas vers la plage. Elle ne fut d’ailleurs pas bien longue à atteindre, et la jeune fille foula bientôt le sable chaud. Elle voulut enlever ses chaussures mais se rendit vite compte que c’était une grosse erreur. Le sable brûla instantanément ses pieds et elle les remit aussitôt. Bougonnant, Ina’ continua à marcher en cherchant un endroit où elle pourrait être tranquille. Il fallait avouer qu’elle avait l’embarras du choix, la plage n’était pas très fréquentée à cette heure-ci –faut dire que juste après le repas, voilà quoi o/. Mais elle ne tenait pas à être exposée aux premiers regards et surtout, vu qu’elle était seule, elle voulait pouvoir poser ses affaires un minimum à l’abri afin de ne pas se les faire piquer. Après tout, le kidnappeur était peut-être aussi un voleur … ?

Elle finit par apercevoir un coin ombré protégé par quelques arbres, et se dit que c’était l’endroit idéal pour se nicher dessous. De l’ombre, et une sorte de cachette. Parfait.
Toute guillerette cette fois, Ina s’approcha avec le sourire dudit endroit parfait et dès qu’elle en fut assez près, son sourire s’évanouit aussi vite qu’il était pour laisser place à une moue renfrognée. La place était prise, et pas par n’importe qui ! Yamada Satoru, le playboy de la classe, celui qui avait un ego si grand qu’on se demandait encore comment il ne s’étouffait pas avec. Sa bonne humeur se transforma en exaspération. Pourquoi diable était-il toujours là quand elle voulait être tranquille ? Cet espèce de fils à papa l’agaçait au plus haut point et le fait qu’il lui ait piqué sa trouvaille encore plus. Il avait tout la plage pour lui, alors pourquoi se mettre ici ?! Sans doute pour les mêmes raisons qu’elle, mais Ina était bien trop frustrée pour raisonner ainsi.
Elle s’approcha de Satoru qui avait les yeux fermés et devait somnoler, et lança, amère :

« Je vois que le soleil de la plage ne te suffit plus, il te faut aussi les coins ombragés ! »
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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Icon_minitimeVen 1 Avr - 22:15

    [Arrête c'est bien assez long ! Je ne fais pas autant ces derniers temps =/]

    Satoru-san s'étira. En tailleur sur son lit, il venait de finir une série d'exercices de mathématiques - d'un ennui profond. Beaucoup trop faciles. Il repoussa le livre, le cahier, et se leva. Pieds nus, Satoru-san s'avança vers son bureau, impeccable et rangé. C'était un jeune homme minutieux, maniaque, qui ne supportait pas que les choses ne soient pas à leur place. Il ouvrit un tiroir et en sortit une minuscule sacoche. Il vérifia son contenu puis attrapa son sac de plage. Il fourra dedans la petite sacoche, deux serviettes de plage, de la crème solaire. Satoru-san s'éclipsa dans les toilettes pour échanger son caleçon contre un caleçon de bain (iil était seul dans la chambre, mais connaissant quelques fans-groupies, il n'était pas tranquille). Il enfila un short et un t-shirt bleu marine, hissa son sac sur son épaule. Le jeune homme homme ne s'attarda pas et sortit de la chambre, direction la cafétéria.
    Satoru-san entra dans l'immense pièce, remplit d'élèves, de cris et de conversations. Il ignora tout ce petit monde et s'avança à pas rapides vers les étals de nourriture. Il choisit un bol de nouilles et des brochettes de dangos. Il aurait davantage faim après sa baignade. Il se contentait du strict minimum - et surtout il n'avait pas envie de perdre son temps ici. Il était d'ailleurs à peine assis à une table (vide) que deux ou trois filles du lycée vinrent aussitôt le déranger. Il inspira un grand coup et engloutit ses nouilles en un temps record, tandis que les filles parlaient faussement fort d'un sujet disons... Bref. Il n'écouta pas. Il prit les brochettes de dangos pour les manger sur le chemin, les oreilles bourdonnantes.

    Satoru-san déposa son plateau puis s'en fut. Il chaussa ses baskets et quitta l'auberge en direction de la plage. Le soleil cognait fort, la température devait dépasser les trente degrés. Satoru-san n'appréciait pas spécialement la chaleur mais savait s'en accommoder. Il mit ses lunettes de soleil et vissa une casquette sur sa tête. La plage était à environ un kilomètre de l'auberge, mais la marche faisait du bien, surtout pour la digestion. Il fallait normalement attendre trois heures entre le repas et la baignade, mais Satoru-san ayant peu mangé, il se permettait d'outrepasser les règles.
    Il arriva enfin sur la plage. Devinant la température des grains de sable il n'ôta pas ses chaussures tout de suite. Il se chercha un coin d'ombre pour ne pas cuire. Il y déposa sa serviette et ses affaires. La plage était pratiquement déserte à cette heure-ci, il y avait simplement un couple avec sa petite fille et un groupe de jeune jouant au volley plus loin. Satoru-san ne se mêla pas à eux. Il retira son short, son t-shirt, ses lunettes et sa casquette. Il hésita un instant puis retira ses baskets. Satoru-san s'élança et courut jusqu'à l'eau. Avant de s'y jeter, il se mouilla néanmoins la nuque, le visage et le torse. Brr ! Elle était tiède, mais pas trop chaude non plus. Il avança dans l'eau et plongea, son corps s'arquant dans l'air moins d'une demi-seconde. Il fit quelques brasses puis resta une minute sur le dos, observant avec indifférence les nuages qui planaient au-dessus de lui.
    Le jeune homme ne resta pas dans l'eau et sortit, secouant ses cheveux d'ébène.

    Le sable lui brûla les pieds, aussi se pressa t-il vers sa serviette et s'affala dessus. Il prit sa seconde serviette et s'essuya le haut du corps. Puis Satoru-san remit ses lunettes de soleil et s'étendit sur le ventre. Il croisa ses bras devant lui et posa sa tête dessus. Un peu de calme, de silence, sans rien ni personne pour venir vous embêter. Satoru-san ferma les yeux derrière ses verres... Une petite sieste ne pouvait pas faire de mal.
    Un répit de courte durée. L'ombre des arbres ne recouvraient qu'une partie de son corps, mais ses jambes et son dos étaient exposées à un doux bronzage. Une autre ombre vient bientôt s'ajouter aux autres. La silhouette menue de mademoiselle Yagama Inazuma se dessina sous les rayons du soleil. Et sa voix agacée perça le silence tant recherché par Satoru-san ; ce qui eut le don de l'énerver en trois secondes montre en main.

      « Je vois que le soleil de la plage ne te suffit plus, il te faut aussi les coins ombragés ! »
      « Je vois que tes amis ne te suffisent plus, il te faut aussi tes adversaires ! », répondit-il du tac au tac. « Ne viens pas me gaver avec tes pseudo-tirades de semi-intelligence. »


    Il enleva ses lunettes de soleil et se redressa. Il n'avait aucune envie de rester en face de cette... fille. Qui l'insupportait. C'était une petite idiote qui ne pouvait pas le voir en peinture et c'était réciproque. Elle était sans intérêt, banale et ses notes demeuraient médiocres (à son avis). Elle n'avait pas l'intelligence nécessaire de toute façon.
    Satoru-san lui jeta un regard indifférent et passa devant elle. Il avait son porte-monnaie dans la main et se dirigea vers le vendeur de glaces et autres cochonneries (dont il raffolait). Le jeune homme attendit son tour. Entre-temps, la plage avait commencé à se remplir. Il grimaça, espérant que personne d'autre ne viendrait le déranger. Son tour venu, il acheta un cornet de deux boules pistache. Gosse de riche ? Oui, et assumé dans toute sa splendeur de roi du lycée. Il paya et s'éloigna. Il retourna à son emplacement et y retrouva Yagami. La vanne ne se fit pas attendre.

      « J'espère que tu ne t'ai pas attachée à moi, ça me dérangerait. Dégage. »

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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Icon_minitimeVen 1 Avr - 23:37

Hj - aha, le tien était très bien aussi o/

A peine avait-elle eu le temps de lancer sa réplique cinglante que le dénommé Satoru –le Roi pour les intimes, et surtout pour ces groupies stupides, riposta sans plus de ménagement. A ce jeu de joutes, ils étaient très forts tous les deux pour se manger le bec sans hausser le ton plus que cela. Il suffisait de bien faire sentir la rancœur et le mépris dans la voix tout en balançant la petite phrase assassine et cela suffisait amplement. Oh, il arrivait souvent à Ina’ de hausser le ton et de se mettre dans une colère noire, mais lorsqu’elle pouvait garder son sang-froid elle le faisait car elle pouvait raisonner plus clairement et surtout l’effet désiré était décuplé si l’on parvenait à garder un ton particulièrement neutre tout en incendiant la personne en face. Ca avait vraiment plus d’efficacité.
Et pour ce genre de joutes verbales, Satoru et Ina’ étaient vraiment doués.
Et il fallait avouer que la petite remarque du Prince avait piqué Ina’ au vif comme jamais. Elle sortait du réfectoire, et lorsqu’elle venait de manger il ne fallait pas la déranger en général. La digestion était, voyez-vous, une étape très importante dans l’accès à la bonne humeur de la miss Yagami. Cependant, ce ne furent pas les termes « pseudo-tirade » et « semi-intelligence » qui la frustrèrent, mais plutôt ce qu’il avait dit avant, autrement dit que ses amis ne lui suffisaient pas au point qu’elle aille courir vers ses adversaires.

« J’espère sincèrement que tu ne vas pas t’imaginer que je te cours après, ce serait vraiment m’insulter, pour le coup. »

Ina’ portait vraiment ce garçon en horreur. Elle qui avait des revenus plus que modestes, vivait seule avec sa mère, portant encore le poids du départ de leur père et mari sur les épaules, et essayant de se battre pour payer les études d’Ina en parallèle du loyer et des courses avec le faible revenu de sa mère, voir un gosse de riche se la jouer et vraiment exagérer quant à son statut social la révulsait. Qu’il soit riche le regardait, après tout ses parents avaient dû bûcher pour en arriver là, il avait le droit d’en profiter, mais user de ce statut « haut placé » pour regarder les autres de haut et les rabaisser plus bas que terre étaient en option, et Ina’ aurait peut-être ressenti moins d’aversion pour son camarade de classe s’il s’en était abstenu.

Satoru redressa ses lunettes de soleil –ce qu’elle ne pouvait lui reprocher, c’était que lui, il y avait pensé, puis se leva. Lui jetant un regard méprisant, il passa près d’elle en prenant soin de ne surtout pas la frôler. Elle sentit juste une sorte de courant d’air quand il passa près d’elle rapidement, comme si elle n’existait pas et ne s’était même pas manifestée.
Ina’ pivota sur elle-même afin de voir vers où se dirigeait le jeune homme. Avec un peu de chance il allait aux toilettes publiques un peu plus loin et elle aurait le temps de lui jeter ses affaires dans l’eau. Mais d’une, c’était tout à fait puéril comme idée et il aurait de quoi la railler si elle s’abaissait à ce genre d’acte digne d’un collégien, et encore, d’un élève de primaire tout au plus. Et puis de toute manière il n’avait franchi que quelques mètres pour aller commander une glace auprès du marchand qui arpentait la plage en quête de clients. D’ailleurs celle-ci commençait à se remplir un peu et Ina’ insulta mentalement Satoru pour lui avoir piqué cette place privilégiée.

Finalement il revint avec une classe à deux boules dans la main, et au vu de la couleur cela avait tout l’air d’être parfumé à la pistache. Ina’ l’envia durant une fraction de seconde, ne pouvant pas se permettre ce genre de folie. Elle n’avait que peu d’argent sur elle et le gardait pour les cas d’urgence, et à moins que sa mère ne lui en envoie ou qu’on l’avance, elle allait bien vite être à sec.
Il la regarda de son air de poseur hautain et suffisant, et lança une nouvelle phrase assassine à laquelle Ina’ répondit du tac au tac :

« Je sais que tes parents ont leur nom sur pas mal de choses, mais je ne pense pas qu’ils aient en plus de cela acquis les droits de cette plage, sinon tu n’aurais pas payé le vendeur de glaces. »

Ni une ni deux, ne comptant pas lui demander si sa présence le dérangeait ou non puisqu’après tout la réponse avait déjà été fournie à travers le poli « dégage », elle s’installa en prenant tout de même soin de laisser une distance raisonnable entre leurs deux serviettes. Mais elle aussi voulait profiter de ce coin ombragé et abrité, surtout que la plage commençait à se remplir et qu’elle ne tenait pas à se prendre un ballon dans la figure parce qu’un gamin ne savait pas viser.
Elle déposa sa serviette sur le sable plus frais, elle put enfin se déchausser, et elle s’installa sur son support pour se passer de la crème solaire, en prenant bien son temps pour agacer l’autre prétentieux d’à côté.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Icon_minitimeSam 2 Avr - 11:37

Hj - Worf, j'avais écrit de façon trop bizarre o__o

    « J’espère sincèrement que tu ne vas pas t’imaginer que je te cours après, ce serait vraiment m’insulter, pour le coup. »
    « Eh bien, justement. »

    C'était parti.
    Lorsque Yagami-san et Satoru-san étaient lancés, plus rien ne pouvait les arrêter. La grammaire japonaise y passait toute entière, aucun figure de style n'était laissée à l'écart et les niveaux de ton s'enchaînaient à la vitesse lumière. Ce que Yagami-san appelait des joutes portait bien son nom. Impossible pour les deux jeunes gens de se croiser sans s'envoyer des piques, se provoquer, se railler et envoyer l'autre sur les roses. Ils ne loupaient jamais une occasion de se confronter verbalement - en viendront-ils un jour aux mains ?
    Les yeux d'un homme deviennent étrangement froids et cruels lorsque son regard se pose sur la personne détestée. Satoru-san ne supportait pas Yagami-san, sa suffisance et son joli minois qui accentuait ses sourires ironiques. Il ne la considérait pas particulièrement comme une fille jolie, et ne la regardait pas, il la trouvait trop inintéressante. Ses vacheries et sa jalousie déformaient son visage. Oui, Yagami-san était une fille jalouse, envieuse, surtout lorsque Satoru-san déballait son porte-monnaie et ses vêtements plus luxueux. Elle le traitait de fils à papa, de gosse de riche, des insultes qui lui passaient au-dessus. Oui, il l'était, et alors ? Il se contentait de ce qu'il avait, non ? Et elle, cette chère Ina, que faisait-elle à part jeter des regards plein d'envie ?
    Où était le vice ?

    Ces pensées se bousculaient dans l'esprit de Satoru-san tandis qu'il revenait vers son emplacement. Entre-temps, Yagami-san s'était installée, s'écartant un peu mais pas trop, histoire de profiter aussi de l'ombre projetée par les arbres. Satoru-san se félicitait de l'avoir embêtée - même si c'est sans l'avoir voulu - avec ce choix de place. Mais l'idée de se reposer à deux mètres de la jeune fille l'enchantait beaucoup moi. Si ses yeux avaient été des revolvers, elle aurait été tuée sur le coup. Pour le moment, il se demandait lequel de l'étranglement ou la noyade était la meilleure solution.
    La glace commençait déjà à dégouliner sur le cornet, la chaleur s'intensifiant. Satoru-san lécha le rebord avec se régala sur parfum de pistache (son péché mignon). Il ignora ostensiblement Inazuma et s'assit sur sa serviette en étendant ses jambes. Le soleil lui piquait la peau, mais ce n'était pas désagréable. Il mordit délicatement dans la première boule de pistache et un petit vent de fraîcheur parcourut son corps - délicieux ! De son côté, Yagami-san finissait de s'installer. Du coin de l'oeil, Satoru-san l'observa s'enduire lentement de crème solaire. La voir se préoccuper ainsi l'énerver au plus haut point, et sa réplique ne se fit pas attendre :

    « Que veux-tu que mes parents fassent sur une plage d'une île ridiculement coupée du monde ? Ils ont assez à faire avec Tôkyô, Osaka, le reste du Japon et du monde. Ta misérable plage n'est qu'un grain de sable. ». Il poursuivit méchamment. « En parlant de misérable, ta mère a reçu sa paye ce mois-ci ou bien elle traîne sur les trottoirs ? »

    L'allusion était claire. Satoru-san n'avait pas son pareil pour clouer le bec aux jaloux. L'affrontement tournait plutôt mal, mais Yagami-san l'avait piqué au vif. Et méchant, violent dans ses propos, il savait l'être. Il rêvait de voir son sourire mielleux s'effriter, sa figure se casser en mille morceaux devant son évidente supériorité. Elle n'était qu'une petite envieuse qui se servait de mots pour « paraître ». Satoru-san allait vite la faire redescendre sur terre, à sa propre réalité. Un rictus se dessina sur le visage habituellement inexpressif du jeune homme. Il croqua dans le cornet et termina sa glace, avant de s'essuyer les mains et la bouche dans un mouchoir en papier. À chacun son tour de narguer l'autre.
    Il imaginait intérieurement le conflit de Yagami-san. Il avait envie de lui rire et au nez et de laisser tomber une autre glace à la pistache, cette fois-ci sur son visage. Histoire de la refroidir un peu.
    Satoru-san se leva, ayant envie d'une autre baignade. Il passa près d'Inazuma, et ne résista pas :

    « Si tu as un ennemi, assieds toi au bord du fleuve et tu verras passer son cadavre. », murmura t-il. « Tu es faible et tu m'amuses. J'attends ce jour où je verrais passer ton cadavre. »

    Évidemment, le dicton pouvait également marcher dans l'autre sens. Mais Satoru-san s'en fichait. il marcha tranquillement vers la mer et après s'être passé de l'eau dans la nuque, il s'y jeta à nouveau. Il attendait la réplique de Yagami-san ; malgré sa faiblesse, elle n'allait quand même pas se laisser faire, si ? Elle prouverait dans ce cas-là qu'elle n'est réellement rien de plus qu'une jalouse envieuse. Cette idée le réjouissait.

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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Icon_minitimeSam 2 Avr - 16:13

Satoru était vraiment quelqu’un d’offensant, mais ça, Inazuma le savait depuis qu’ils avaient intégré la même classe au lycée. Elle s’y était accoutumée et les joutes verbales entre les deux adolescents étaient vraiment devenues une habitude chez eux. Au final, peut-être trouverait-elle qu’il manquait quelque chose à son quotidien si elle ne pouvait pas s’entretenir froidement avec Yamada. Et cette journée n’échappait pas à la règle, bien que l’île ne soit pas minuscule non plus, il avait fallu qu’elle tombe sur ce goujat, qui s’était installé pile à l’endroit qu’elle convoitait pour se prendre un peu de bon temps. Il était toujours là pour l’agacer, que cela soit intentionnel ou non, et Ina’, en bonne jeune femme impulsive, tombait dans le panneau à chaque fois et se laisser atteindre par les remarques acides du jeune gosse de riche.
Pensait-il sincèrement qu’elle lui portait ne serait-ce qu’une once d’intérêt ? Dans un sens oui, sinon elle se contenterait de l’ignorer platement. Mais Ina’ n’était pas du genre à rester indifférente face à ce genre de personnes. Le silence avait beau être le meilleur des mépris, Yamada était le genre de garçon qui arrivait à vous sortir de vos gonds même avec toute la bonne volonté que vous pourriez mettre à rester calme. Ina’ était tout bonnement incapable de garder son sang-froid face à lui, et bien que le ton ne soit pas systématiquement haussé, elle perdait rapidement ses moyens. Pourtant en règle général la jeune femme savait ignorer les gens qui n’en valaient pas à peine, mais nous classerons Satoru dans la catégorie des cas particuliers.

Le jeune homme était allé chercher une glace, saveur pistache, et en avait pris deux boules, histoire de bien étaler sa supériorité financière devant Ina’. Mais elle ne s’en préoccupait pas, elle savait très bien que la provocation était la spécialité de Yamada. Elle essayait tant bien que mal de ne pas y répondre, cependant lorsqu’il lui avait froidement dit de dégager, elle n’avait pu s’empêcher de rétorquer, faisant une brève allusion à la fortune de ses parents et expliquant qu’ils n’avaient sans doute pas encore acheté cette plage.
Sa riposte ne l’atteignit même pas, il était tellement prévisible. Tokyo, Osaka, et il étalait sa supériorité financière comme on étale de la confiture de fraise sur une tartine de pain. Il était fier, que papa et maman aient beaucoup d’argent, mais que ferait-il si du jour au lendemain ils perdaient tout , lui qui ne jurait que par la richesse matérielle ? Il n’avait pas d’amis à chérir, seul l’argent lui donnait ce sentiment de fierté, s’il perdait cela il ne serait plus rien, n’aurait personne vers qui se tourner et surtout, avec l’attitude qu’il dégageait devant les autres, personne ne daignerait lui tendre la main si un jour il se retrouvait dans le besoin. Ina’ réprima son envie de rire à cette idée, et elle allait répliquer quelque chose de sournois mais il la devança. Il parla de sa propre mère, touchant alors un point sensible. Et la comparer à une traînée n’arrangea pas les choses. Satoru avait le don de savoir s’attaquer aux faiblesses des gens, et Ina’ laissa le ton monter sans rien fait pour l’en empêcher :

« Ose encore parler ainsi de ma mère et ce ne sera plus des mots qui t’atteindront ! Pauvre crétin. »

Ina ne se rabaisse tout de même pas à l’insulter avec des mots dits charognards, ce serait stupide de devenir grossière pour un être qui était déjà lui-même grossier dans son égocentrisme.
Yamada termina sa glace avec un rictus malfaisant sur le visage, et s’essuya la bouche avec un petit mouchoir en papier. Ah ben oui, les fils à papa ne faisaient pas comme tout le monde, se contentant bêtement de la petite serviette en papier fournie par les vendeurs … Ina’ avait également remarqué que le nippon avait emmené deux serviettes de bain avec lui. L’une pour se sécher et l’une pour se prélasser ? Non, elle ne voulait pas croire qu’il soit maniaque à ce point, et pourtant, pour quelle autre raison aurait-il pris deux serviettes ?
Il passa à nouveau devant lui en évitant de la frôle comme si elle avait la peste ou je ne sais quelle autre dangereuse maladie, et lui glissa d’un ton volontairement sadique une citation bien connue des nippons qui eut le don de déclencher un long frisson le long de son échine. Elle ne laissa rien paraître, mais il avait dit cela avec tant de conviction qu’elle en avait été déstabilisée. Déglutissant discrètement pendant qu’il s’éloignait, elle resta statique, ne trouvant rien de mieux à répondre. Finalement, ce n’était peut-être pas plus mal qu’elle s’abstienne de tout commentaire face à une attitude aussi malsaine.

Ina’, pour chasser cette altercation éprouvante de son esprit, acheva de se tartiner de crème solaire et ôta sa robe d’été afin de se retrouver dans son fameux maillot. Elle s’attacha les cheveux, car sa longue tignasse risquait de se révéler fort encombrante lorsqu’elle serait dans l’eau, puis elle posa son sac fermé sur sa serviette et se dirigea vers la mer où Yamada était déjà en train de se rafraîchir.
Maintenant qu’elle savait que Yamada était dans les parages, elle n’était plus tranquille. Elle redoutait ses gestes et paroles car il était capable de tout. Elle se devrait de surveiller ses agissements car il était bien capable de s’en prendre à ses effets personnels. Soupirant, elle se mouilla la nuque, les bras et les jambes et se jeta dans l’eau tiède afin de détendre ses muscles.
Elle nagea un peu, tout en jetant des coups d’oeils brefs et précis vers son camarade, ou plutôt son ennemi juré. Pour le moment il était toujours dans l’eau, mais il ne tarderait sans doute pas à en sortir …
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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Icon_minitimeSam 2 Avr - 23:04

    « Ose encore parler ainsi de ma mère et ce ne sera plus des mots qui t’atteindront ! Pauvre crétin. »
    « Tu te crois peut-être à la hauteur, petite idiote ? Je t'étale avec un doigt en moins d'une demi-seconde. »

    Satoru-san tourna définitivement le dos à Yagami. Plus il croisait son regard, plus la rancoeur cognait dans sa poitrine et plus l'envie de la gifler électrisait ses mains. Regardant droit devant lui, il inspira et expira plusieurs fois. Ses yeux se fondirent dans le vide et il se laissa porter quelques secondes par un silence imaginé. Il avait absolument besoin de calme ou il allait exploser dans la minute qui suivait. Le jeune homme décida d'aller se baigner, pour s'éloigner d'Inazuma et se laver de ses paroles, de sa présence qui le souillait. Il se leva d'un bond, secoua ses cheveux noirs qui se répandirent artistiquement sur sa nuque. Satoru-san ignora la jeune fille assise sur sa serviette et courut en direction de la mer.
    L'eau n'était pas froide, mais elle n'était pas chaude, elle était entre les deux. Il s'y jeta avec délice. Il flotta quelques secondes puis entreprit de faire une vingtaine de mouvements de brasse. Le sport entretenait son corps, et c'était nécessaire pour un danseur tel que lui. La natation et la danse faisaient bon ménage, ces deux disciplines demandaient des efforts constants, des exercices longs et répétitifs pour chauffer le corps. Satoru-san préférait cacher ses passions pour la danse et la musique. Il n'avait pas envie qu'on lui en parle. Il voulait être seul avec lui-même et le peu de choses qu'il appréciait. La solitude, c'était son lot.

    Satoru battit des pieds et parcourut quelques mètres. Il se redressa pour toucher le sol avec les pieds. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il aperçut Yagami, non loin de là, qui l'observait par coups d'oeil interposés. Il lui tourna une nouvelle fois le dos, agacé, et partit une nouvelle fois nager. Il ne s'aventurait pas très profond, il n'aimait pas l'idée du large. Il tourna en rond encore cinq bonnes minutes. À la fin, il en eut assez et s'étira. En tout cas, ces quelques longueurs lui avaient fait du bien. Le jeune homme entraperçut Yagami, toujours non loin de là mais qui le surveillait toujours. Dis donc, c'était la police, ou quoi ?
    Oh. C'était l'occasion du siècle. Il n'allait certainement pas se gêner.
    Tranquillement, le jeune homme sortit de l'eau, les bras se balançant en cadence le long de son torse. Il jeta un dernier coup d'oeil vers Yagami-san, qui le suivait toujours du regard, l'air soupçonneux. Oh, elle pouvait avoir l'air soupçonneux ! Avec le mauvais coup qu'il lui avait mijoté, elle allait piqué la crise du siècle (il lui mettrait la tête dans le sable ensuite). Quand il fut sûr qu'elle le regardait vraiment avec un fond d'inquiétude, il se mit à courir vers leurs emplacements. La suite fut digne d'une grande vengeance à la lycéenne.

    Satoru-san se précipita vers les affaires de Yagami. Il s'occupa tout d'abord de son sac, le prit et le retourna. Toutes les affaires tombèrent. Il les éparpilla en prenant bien soin de les piétiner au passage. Il s'empara ensuite de la crème solaire, et la vida sur la serviette éponge sur laquelle Inazuma s'était étendue. Il étala la crème vite fait et retourna la serviette pour que le sable s'accroche à la crème et salisse tout à fait le tissu. Satoru aperçut une poubelle non loin d'ici. Il traîna la serviette et s'arrêta devant. Il fixa Yagami, toujours trop loin pour l'entendre. Mais assez près pour le voir. Il pointa le doigt sur la serviette, puis sur elle (pour dire, ça, c'est toi). Puis il roula la serviette en boule et la jeta avec mépris dans la poubelle. Un sourire sadique se dessina sur ses lèvres minces et il s'éloigna vers ses affaires.
    Satoru s'épongea rapidement le corps et essuya sa nuque, ses cheveux. Le jeune homme enfila ensuite son short et son t-shirt, rangea ses affaires dans son sac à dos. Ses baskets à la main, il s'avança vers la rue. Avant de faire volte face et se trouver nez à nez avec Yagami. Il la toisa et murmura, sournois :

    « Alors, tu es vraiment en colère, maintenant ? »

    HJ - C'est court, je suis horriblement désolé. :/

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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Icon_minitimeDim 3 Avr - 17:20

Il se croyait intelligent, en proférant ce genre de remarque tout prête, sortie d’un film ou d’une série télévisée ? Avec son doigt … Qu’il ne sous-estime pas les filles, encore moins Ina’, car cette fille pouvait parfois avoir une telle hargne en elle qu’elle en devenait effrayante. Certes, elle n’était pas bien épaisse et faisait une bonne tête de moins que Yamada, mais elle avait de l’énergie à revendre et n’avait nullement peur de lui assener un magnifique coup de poing en pleine figure, histoire d’abîmer un peu son visage soi-disant parfait. Rien qu’à l’idée, Ina’ jubilait, mais recourir à la violence ne résolvait rien, c’était bien prouvé. Et puis il était un peu le chouchou des profs avec son attitude en classe irréprochable et ses bons résultats scolaires, il serait capable, juste pour la mettre dans de sérieux ennuis dont même Aito et Masao ne pourraient l’extirper, d’aller contacter l’un des trois enseignants en voyage avec eux pour leur conter l’événement. Il fallait donc qu’elle garde son sang-froid et qu’elle se contente de mots, car contre cela il n’aurait aucune preuve, à moins qu’il ne l’enregistre. Mais il n’avait l’air de porter ou de ne cacher aucun appareil de ce genre.

Yamada s’était éloigné pour aller se rafraîchir et la jeune fille fit de même. Après tout elle était venue pour cela à la base, et la chaleur régnant sur l’île était très encline à une petite baignade. Elle s’était donc bien enduite de crème, car les Japonais étaient réputés pour avoir la peau sensible au soleil, et elle avait mis un peu d’ordre dans ses affaires avant de s’élancer vers l’immense étendue d’eau.
Vraiment, elle n’aurait jamais dû s’éloigner, ne serait-ce qu’une fraction de seconde, de ses affaires.
Ina’ était dans l’eau, et profitait de s’y prélasser, bien qu’elle jetait régulièrement de brefs coups d’oeil à Yamada au cas où l’envie lui prendrait de faire une connerie. Alternant nage, plongée, et surveillance plus ou moins discrète, la jeune fille essayait de profiter du mieux qu’elle le pouvait de cet instant bien qu’elle reste nerveuse à cause de la présence de Satoru dans les parages. Il était réellement capable de tout et même si elle faisait sa fière, elle redoutait le moindre de ses actes.

Et puis, sortant la tête de l’eau, elle jeta un nouveau regard circulaire autour d’elle, mais aucune trace du gosse de riche. Ses sens en alerte, elle se mit debout dans l’eau, qui lui arrivait maintenant au-dessus de la poitrine. Elle n’avait pas cherché à aller bien loin au cas où elle devrait revenir précipitamment sur la rive. Et elle avait bien fait.
Elle finit par l’apercevoir, près de l’endroit où elle s’était installée. D’ailleurs, il s’affairait autour de ses propres affaires. Soupçonneuse, Ina fit quelques mètres dans l’eau pour voir ce qu’il trafiquait.
Elle continuait d’avancer lorsque il se pencha. Que fichait-il avec ses affaires ? Elle avança un peu plus vite, même si les vagues ne lui facilitaient pas la tâche, et soudainement, Yamada se retourna, pointant sa serviette de bain du doigt, puis il déplaça son doigt dans sa direction et roula en boule la serviette avant de la jeter dans une poubelle proche de l’endroit d’installation.

Le sang battait dans les tempes d’Inazuma. Là c’était trop. Elle se mit à courir dans les vagues, se fichant d’être éclaboussée et semi-aveuglée au passage, et déambula le plus vite possible sur la terre ferme. Cet espèce de lâche, après avoir saccagé ses affaires, avait ramassé les siennes et était en train de partir, l’air de rien, en direction de l’auberge.
Elle se précipita vers lui avec une fougue qui était sans doute inconnue à Yamada, et se planta devant lui. Il crut bon de lui demander si elle était vraiment en colère cette fois. La goutte qui fait déborder le vase, comme on disait si bien dans le dicton …
Elle avait beau se répéter depuis tout à l’heure que la violence ne résolvait rien, qu’au contraire elle engendrait davantage de violence, mais là elle se fichait bien des répercussions que son geste allait avoir, il fallait juste qu’elle se soulage. Pour toutes ces phrases assassines, pour l’insulte envers sa mère, pour la détérioration gratuite et volontaire de ses effets personnels …
Le coup partit tout seul. Elle avait soulevé son genou et l’avait envoyé avec force dans l’estomac de Yamada, qui sous la puissance du coup et également la surprise, tomba à la renverse. Elle se pencha, profita qu’il avait remis son T-shirt pour l’attraper par le col, et lui dit d’un ton sec, agressif, et sérieux :

« Ne crois pas que sous prétexte que je suis une fille, j’ai peur de me servir de mes poings et de mes jambes. »

Cela dit, elle s’éloigna et récupéra ses affaires qui étaient vraiment dans un piteux état : pleines de sable, piétinées, en désordre … Son téléphone n’avait pas été trop endommagé car elle l’avait mis dans une pochette et enfermé dans une poche intérieure de son sac. Elle le récupéra, jeta le tube de crème solaire apparemment vide et fila récupérer sa serviette. Elle put constater les dégâts, qui dépassaient l’entendement : complètement enduite de crème, elle avait été bien étalée sur le sol histoire que le sable adhère bien à la crème. Ina’ retint avec peine des larmes de rage, elle avait envie de frapper dans quelque chose, le coup qu’elle avait porté à Yamada ne l’avait pas assez soulagée.
Elle tint sa serviette du bout des doigts et partit dans la direction opposée à Yamada. Elle se fichait de s’éloigner de l’auberge, elle ne voulait pas recroiser Yamada et elle verrait bien où ses pas la mèneraient.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Icon_minitimeLun 4 Avr - 16:28

    Satoru-san ne l'avait jamais vue aussi furieuse. On aurait dit une petite diablesse prise en flagrant délit sous la douche. L'eau dégoulinait sur son visage, elle était toujours trempée et ses cheveux pendaient lamentablement dans son dos. Ses joues étaient rouges, elle serrait les poings, et ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'elle compris l'étendue du méfait de Satoru. Il aurait dû prendre son appareil photo, cela valait le coup. Il était parvenu à la rendre plus que furax, l'objectif de la journée était atteint.
    Il la vit s'extirper de l'eau et courir vers l'endroit où il avait jeté la serviette. C'est ce qu'elle était, un misérable torchon sale, qui ne pouvait que finir à la poubelle. Une métaphore bien trouvée, il s'en félicitait. Satoru-san savait ses penchants plutôt obscurs, il ignorait d'où ils venaient, mais s'en servait avec une intense satisfaction. Il était le Roi, il était au-dessus de tous, et par rapport à lui, Yagami Inazuma n'était qu'un vulgaire asticot qu'il écrasait davantage de jour en jour. Elle n'était qu'un grain de sable invisible parmi tant d'autres, aucun talent, rien, que du vent, et des yeux pour pleurer. Ce qu'elle n'allait probablement pas tarder à faire, vu le déroulement de la situation.

    Le jeune homme ramassa ses affaires, les fourra dans son sac. Il se rhabilla, re mit ses lunettes de soleil sur son nez puis partit en sifflotant. Il se doutait que sa camarade n'allait pas le laisser partit comme ça, aussi attendait-il avec un méchant plaisir une boutade. Ou alors, Inazuma était-elle assez énervée pour le gifler, ou quelque chose du genre ? Peut-être. Il verrait bien.
    Tout de même, il alla la chercher. Satoru-san ne faisait pas les choses à moitié, il allait jusqu'au fond et même en dessous. Le jeune homme se posta devant elle et l'apostropha, pesant chacun de ses mots. Il vit les yeux trop petits de Yagami se plisser sous la colère, les muscles de son cou se raidirent. Elle semblait au bout, trop de pensées et de rancune s'accumulaient en elle. Elle ne tenait plus qu'à une chose, il le sentait, c'était lui faire payer. C'était fou le nombre de sentiments qu'une visage pouvait communiquer - il avait dû mal à comprendre, lui-même ne ressentait que de l'indifférence vis à vis de quatre vingt quinze pour cent de ce qui constituait le monde. Du côté de Inazuma, le réservoir était plein, et il explosa dans la seconde, sans prévenir. Satoru ne s'y était pas attendu à ce moment, et reçut le genou de la jeune fille dans l'estomac. Il tituba, le souffle coupé, et sa glace se retourna dans son ventre. Il trébucha et tomba durement sur le derrière.

    Satoru n'eut pas le temps de reprendre son souffle. Elle l'avait pris par le col de son t-shirt, et les yeux révulsés, lui assena une belle phrase de fin, comme dans un film d'action. Il lui ricana au nez, elle le lâcha puis s'enfuit vers ce qui restait de ses effets personnels. Il ne s'occupa pas plus d'elle, elle devait être bouleversée pour un moment, il aurait la paix pour quelques jours. Ce n'était pas la première fois qu'il prenait des coups, il avait l'habitude. Satoru-san avait remarqué que même les plus calmes perdaient leur patience devant Satoru, un modèle d'impassibilité et de méchanceté. Les gens refusaient souvent de voir la vérité en face et n'acceptaient pas sa supériorité. Ils en payaient moralement les conséquences (et parfois physiquement).
    Le jeune homme se releva en s'époussetant. Elle lui avait fait mal sur le coup, mais ça n'avait pas été assez fort, tant pis pour elle, tant mieux pour lui. Cependant, il était déterminé à lui faire une dernière vacherie avant de s'en aller. Elle le méritait bien, vu son aplomb, il pouvait bien répliquer dans les grandes lignes. Puissance fois dix. Il allait faire quelque chose d'excessivement méchant, mesquin. Il se souillerait pour la cause, mais elle aurait l'humiliation de sa vie, et il s'en moquait d'avance. La rivalité et la haine poussaient parfois à faire des choses que l'on répugnerait de faire. L'idée lui donnait envie de vomir, mais aux grands maux les grands moyens !

    Satoru regarda autour de lui. Il l'aperçut marcher dans la direction opposée, à grands pas. De dos, elle avait l'air égarée, il imaginait bien ses yeux au bord des larmes. Il allait la blesser une nouvelle fois, dans sa dignité cette fois-ci. Le jeune homme ramassa ses affaires et se mit à courir pour la rattraper. Il la contourna et pila devant elle.
    « Je n'ai pas fini de t'humilier. »
    Sans lui laisser le temps de réagir, il s'approcha d'elle, prit son visage dans ses mains et l'embrassa sur la bouche (sans brusquerie, ô miracle). Cela dura à peine deux secondes. il s'écarta avec une moue dégoûtée et s'exclama :
    « Qu'est ce qu'on ne fait pas pour mettre nos ennemis dans les pires situations. Tes lèvres n'ont aucun goût, elles sont fades, c'est bien dommage. Tu es une imbécile, Yagami. »

    Il s'essuya les lèvres d'un revers de main, comme si symboliquement il le rabaissait au niveau des filles sans intérêt. Une pique morale assez violente (étant donné son succès).
    Le jeune homme lui tourna le dos et repartit vers l'auberge. Il n'avait plus rien à lui dire et espérait en avoir terminé avec cette furie. Qu'elle aille au diable. Un baiser, c'était méchant, il avait bien réussi son coup, rideau.
    Le jeune homme marcha à grandes enjambées. Il ne souhaitait qu'une chose c'est retourner à l'auberge, s'asseoir à une table et siroter tranquillement un jus de fraise. Satoru-san arriva à bon port dans les dix minutes qui suivirent, et prit le temps de déposer ses affaires dans sa chambre, et de prendre un livre. Il redescendit et s'assit dans le réfectoire. La gréante avait ouvert les baies vitrées et quelques autres élèves étaient là. Il les ignora, prit son jus de fraise au distributeur et ouvrit son livre. Le lire et l'analyser... Ah, les devoirs, il n'y en a jamais assez.
    Et encore bien fait pour l'autre demeurée.

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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru Icon_minitimeLun 4 Avr - 21:39

Hj – Bon eh bien je sens que je vais clore ce sujet, il n’y a plus grand-chose à dire dedans o/

Inazuma était frustrée. Enervée, mais surtout frustrée. Parce qu’elle avait été tout bonnement incapable de garder son sang-froid devant ce goujat de Yamada alors qu’elle savait pertinemment que la seule et unique chose qu’il espérait voir d’elle était cela : qu’elle sorte de ses gonds. En lui assenant cet agressif coup de genou dans l’estomac, elle s’était non seulement imposée à de gros risques car il était tout à fait capable d’aller colporter le tout à l’un de leurs trois professeurs accompagnateurs, mais en plus elle avait accédé avec une facilité déconcertante aux désirs malsains de Yamada. Alors, bien que l’énervement l’emplissait toute entière, entre les insultes basses, celles adressées à sa mère, et la détérioration de ses affaires, la frustration était encore plus grande en elle.
Furieuse contre lui mais aussi contre elle-même, Ina’ marchait sans vraiment de but. Elle ne savait pas où elle se rendait, elle ne s’était jamais aventurée de ce côté-ci de la plage et en général elle restait le plus près possible de l’auberge, au cas où l’heure du repas pointait et qu’elle était un peu en retard, par exemple. Mais là, il fallait seulement qu’elle mette un maximum de distance entre elle et Yamada, car sinon ce ne serait plus un coup de genou qu’il recevrait mais sans doute bien pire. Il avait réveillé un sentiment haineux chez la jeune femme et elle ne savait pas vraiment comment elle réagirait la prochaine fois qu’elle le croiserait, à l’auberge ou ailleurs. Toujours est-il que dans l’instant présent, elle refusait catégoriquement de suivre le même chemin que lui, ne serait-ce que pour ne pas l’apercevoir, de loin ou de près, qu’il soit de dos ou non. Elle s’en fichait, et marchait sur le sable chaud sans se préoccuper des quelques grains brûlants qui s’incrustaient dans ses sandales et qui lui créeraient plus tard de belles ampoules rougeâtres.

Mais Yamada ne semblait pas en avoir fini avec elle, et le coup de genou ne l’avait dissuadé d’aucun de ses actes malfaisants. Elle entendait encore son ricanement résonner dans ses oreilles alors qu’il était à terre, terrassé par le coup violent.
Il n’en avait pas fini, parce qu’il venait de se planter devant elle, l’empêchant de faire un pas de plus. Et si elle essayait de feinter en se déportant sur le côté, il l’imiterait tel un miroir, comme la plupart des gens incommodants le faisaient pour énerver quelqu’un, et lui bloquerait le passage dans tous les cas.
Que lui voulait-il encore, ne pensait-il pas en avoir assez fait avec tous ces actes plus malsains que jamais ? Ina’ avait toujours connu Satoru hautain et suffisant, mais elle ne lui connaissait pas cette cruauté diabolique dont il avait fait preuve avec elle. Il devait sans doute s’abstenir au lycée afin de conserver cette image de garçon modèle auprès des élèves, car dans un établissement scolaires les rumeurs allaient bon train, et ce très vite. Mais maintenant qu’ils étaient coincés pour au moins un mois et plus à cause de l’enlèvement de Kanna, et qu’il était loin du regard des profs, il laissait sa véritable nature s’exprimer. Il était tordu, tout compte fait, le Satoru, et sincèrement il l’effrayait. Elle l’imaginait très bien faire subir l’ijime à ses camarades et ça lui glaçait le sang.

Elle voulut parler mais décida que de se taire était une décision plus sage. Et puis il venait de lui dire qu’il n’avait pas fini de l’humilier, donc la question qu’elle allait poser, entre autres « t’en veux encore ? » n’avait plus lieu d’être. Cependant, elle allait lui dire qu’avec tout ce qu’il lui avait fait, rien ne pouvait plus l’atteindre désormais. Mais elle se trompait monstrueusement.
Ce qui se déroula par la suite, Ina’ aimerait bien l’enterrer au fond d’elle et ne plus jamais s’en souvenir. Yamada posa l’espace de deux secondes ses lèvres sur les siennes et se retira aussitôt, grommelant en s’essuyant la bouche qu’il fallait en faire des choses pour piéger ses ennemis. Il ajouta, histoire de remuer le couteau, que ses lèvres n’avaient aucun goût, que c’était fade. Elle non plus n’avait pas trouvé ça aussi extraordinaire que ce qu’on lui avait raconté. On lui avait toujours décrit cet acte comme chaleureux, agréable, or elle n’avait rien senti de cela.

Ina’ était en proie à un malaise immense. Il n’aurait rien pu faire de pire que cela, surtout que c’était bien la première fois qu’on l’embrassait, n’ayant jamais eu de petit ami auparavant. Ce baiser, c’était d’Aito qu’elle aurait voulu le recevoir, et parce qu’il en aurait eu envie. Lui, il s’était forcé pour l’humilier, il avait gâché cet événement unique et important pour elle, il avait tout brisé. Et elle n’avait même pas la force de répliquer, elle était tout simplement figée, ses yeux s’embuant petit à petit de larmes de rage qu’elle essayait de contenir depuis tout à l’heure.
Et il fit volte-face. Et elle espéra qu’il ne se retourna pas car elle tomba sur les genoux dans le sable chaud, ne se préoccupant nullement de la douleur intense provoquée par la chaleur qui commençait à monter. Elle était encore choquée de la situation, et les larmes de rage roulèrent sur ses joues.
Elle resta un moment ainsi, agenouillée dans le sable, interdite, muette. Elle essayait de revenir à la réalité. Elle se pinça aussi, mais elle ne rêvait pas. Ce rustre avait osé lui voler son premier baiser pour l’humilier.

« Tu … Tu le paieras, Yamada. » articula-t-elle.

Puis elle finit par se redresser, et elle reprit sa route vers je ne sais quelle direction, n’ayant aucune envie de retourner à l’auberge et voulant réfléchir au calme, et seule.


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Parce qu'il y a toujours un gêneur quelque part | PV Satoru

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